Wouf

Vivre avec un chien, côté pratique

Voyages et sorties

Voyager avec son chien en train, en avion ou en voiture

Un teckel regarde par l'ouverture d'un sac de transport posé aux pieds d'une voyageuse dans un train

Partir avec son chien plutôt que le faire garder, c’est possible dans la plupart des cas, à condition de connaître les règles du transporteur et de préparer le chien au trajet. Chaque mode de transport a les siennes, et elles changent d’une compagnie à l’autre. Voici les principes à connaître, avec un conseil constant : vérifiez les conditions du transporteur au moment de réserver, car les tarifs et les dimensions admises évoluent.

Pour quitter la France, les formalités sanitaires s’ajoutent à tout ce qui suit. Elles font l’objet d’un article à part, sur le passeport européen du chien.

En train

La SNCF distingue deux cas selon le gabarit.

Un petit chien, jusqu’à 6 kilos environ, voyage dans un sac ou un panier fermé dont les dimensions ne dépassent pas 45 × 30 × 25 cm. Le sac se pose sur vos genoux ou à vos pieds, jamais sur un siège.

Un chien plus grand voyage à vos pieds, tenu en laisse courte et muselé pendant tout le trajet. Une muselière de type panier, dans laquelle il peut haleter et boire, est la plus confortable.

Dans les deux cas, un billet animal s’achète en même temps que votre billet. Son prix varie selon le type de train et le gabarit du chien, de quelques euros à quelques dizaines d’euros ; il s’affiche au moment de la réservation. Les chiens guides et d’assistance voyagent gratuitement. Les TER ont leurs propres règles, fixées par chaque région.

Pour un long trajet, réservez si possible une place en bout de voiture, où il y a un peu plus d’espace au sol, et prévoyez de l’eau et une gamelle pliable. Les arrêts en gare sont trop courts pour sortir le chien : il doit avoir fait ses besoins juste avant de monter.

En avion

L’avion est le mode de transport le plus contraignant pour un chien, et celui qu’on réserve aux trajets où il n’y a pas d’alternative.

En cabine, les compagnies qui acceptent les animaux fixent un poids maximal, sac compris, et des dimensions de sac qui doivent tenir sous le siège. Chez Air France, par exemple, un chien de 8 kilos maximum, sac inclus, dans un sac de 46 × 28 × 24 cm, avec un supplément qui tournait en 2026 autour de 70 euros en France métropolitaine et 125 euros vers l’Europe. Le nombre d’animaux par vol est limité : réservez la place du chien dès l’achat du billet.

Les chiens plus lourds voyagent en soute, dans une caisse rigide homologuée. La soute est pressurisée et chauffée, mais le voyage reste stressant : bruit, froid au chargement, manipulations. Beaucoup de compagnies refusent en soute les races au nez écrasé (bouledogue, carlin, boxer), exposées aux troubles respiratoires, et certaines suspendent les transports d’animaux en soute pendant les fortes chaleurs.

Plusieurs compagnies à bas coût, dont Ryanair et easyJet, n’acceptent aucun animal hormis les chiens d’assistance. Vérifiez avant de comparer les prix.

En voiture

La voiture reste le moyen le plus simple de voyager avec un chien. Elle demande pourtant quelques précautions que beaucoup négligent.

Le Code de la route impose au conducteur de rester libre de ses mouvements. Un chien qui circule dans l’habitacle ou voyage sur les genoux du passager peut valoir une amende, et en cas de choc, il devient un projectile. Trois solutions sûres existent : une caisse de transport fixée dans le coffre, une grille de séparation pour un grand chien dans un break, ou un harnais relié à la ceinture de sécurité sur la banquette arrière.

Arrêtez-vous toutes les deux heures pour le faire boire et marcher. Ne le laissez jamais seul dans la voiture au soleil, même quelques minutes, même fenêtres entrouvertes : l’habitacle peut gagner une vingtaine de degrés en une demi-heure, et le coup de chaleur tue en peu de temps. Les signes à connaître sont décrits dans l’article sur les urgences vétérinaires.

Le mal des transports

Beaucoup de chiots, et certains adultes, ont le mal des transports : bave, bâillements, gémissements, puis vomissements. Il s’atténue souvent avec l’âge et l’habitude.

Habituez le chien progressivement : d’abord s’asseoir dans la voiture moteur éteint avec une friandise, puis des trajets de cinq minutes qui mènent à un endroit agréable, une promenade, un parc. Ne le nourrissez pas dans les trois ou quatre heures qui précèdent un long trajet. Si le problème persiste, le vétérinaire peut prescrire un médicament contre les nausées, efficace et bien toléré.

En bus, en métro, en ville

Dans les transports urbains, chaque réseau fixe ses règles. À Paris, la RATP admet les petits chiens dans un sac, et les plus grands dans le métro et le RER, tenus en laisse et muselés. Les chiens de première catégorie sont interdits dans tous les transports en commun, et ceux de deuxième catégorie doivent y être muselés, comme le rappelle l’article sur les chiens catégorisés.

Les papiers à emporter, même sans frontière

Même pour un trajet en France, quelques documents doivent voyager avec le chien. Le carnet de santé ou le passeport, pour prouver les vaccinations si un camping, une pension ou un vétérinaire vous les demande. La preuve d’identification, avec le numéro de puce. Pour un chien de deuxième catégorie, le permis de détention et l’attestation d’assurance, à présenter à toute réquisition.

Notez aussi le nom et le numéro d’un vétérinaire près de votre lieu de vacances, et celui du service de garde. Si le chien suit un traitement, emportez de quoi tenir toute la durée du séjour, avec l’ordonnance.

Une photo récente du chien sur votre téléphone, vu de face et de profil, sert en cas de fugue dans un endroit inconnu. Et vérifiez avant de partir que votre numéro de téléphone est à jour dans le fichier d’identification : un chien perdu à six cents kilomètres de chez lui n’a pas d’autre moyen d’être rendu.

Préparer le chien plutôt que le trajet

Le meilleur voyage se prépare des semaines avant. Un chien habitué à son sac ou à sa caisse, qui y dort à la maison et y reçoit des friandises, vivra le trajet comme une sieste. Un chien qui découvre la caisse le jour du départ la vivra comme une cage. Laissez la caisse ouverte dans le salon un mois avant, et le problème disparaît souvent de lui-même.

Emportez sa couverture, sa gamelle, sa nourriture habituelle, ses papiers, et son jouet préféré. Sur place, le rythme habituel de promenades et de repas aide le chien à se sentir chez lui, même à l’autre bout du pays. Pour les promenades de vacances, en montagne ou au bord de la mer, voyez l’article sur les plages et randonnées avec son chien.

← Retour à l'accueil